[Kitetoa, les pizzaïolos du Ouèb

Quelques questions posées à Danielle Kaminsky

Ces questions ont été posées à Danielle Kaminsky plusieurs mois avant la publication de ce dossier. Kitetoa.com attend encore la plupart des réponses. En dépit de plusieurs demandes formelle afin de recevoir les réponses dans l'ordre et sur le même fichier, les réponses reçues ont été envoyées dans le désordre, sur plusieurs mails. Il est, à mon sens, difficile d'en tirer quelque chose pour insérer dans le corps des articles. Je colle donc ici les réponses que j'ai reçues pour que les lecteurs puissent avoir une esquisse de l'opinion de l'une des actrices principales de cette histoire. Les questions de Kitetoa.com sont en gras, les réponses de Danielle Kaminsky sont en maigre. Les commentaires éventuels de Kitetoa.com sont en orange.

K. - Évacuons tout de suite le sujet de polémique que tu as évoqué au téléphone: quels sont tes commentaires, si tu en as à faire, sur l'article publié sur Kitetoa.com à propos du n°26 du Virus Informatique? As-tu lu dans cet articles des choses fausses? Si oui quoi? Sur ce point je te demande de citer entre guillemets les choses que tu considères comme fausse en les plaçant dans leur contexte. Tu m'as beaucoup parlé au téléphone d'une « pleine liste » de choses fausses que j'aurais écrites «ça et là ». Dis moi où et dis moi quoi très précisément. Dis moi également en quoi c'est faux.

D.K. - Tu as choisi de publier des textes sur Internet où tu me mets en cause sans m'avoir questionnée avant sur le sujet de tes accusations. Quand tu dis dans ton email d'il y a deux jours, le 8 novembre : "je n'ai écrit que des choses que tu m'as dites en face à face." Cela ne se rapporte pas au fait que tu as écrit que j'avais publié cette interview. Le dernier face à face que nous avons eu tous les deux, c'était en 2003, non ?

Quand tu dis que tu ne me poses pas de questions quand tu as déjà les informations, soit. Mais ces informations ne proviennent pas de moi et c'est sur moi que tu publies.

Tu ne m'as pas non plus contactée pendant plusieurs mois après avoir publié ces textes.

C'est moi qui ai finalement pris l'initiative de t'appeler à ce sujet et non l'inverse.

Nous discutons maintenant ensemble à la suite de ma démarche.Tant mieux. Je ne me situe pas dans une option de polémique, cela ne m'intéresse pas. Evidemment, je ne présume pas de la manière dont peuvent réagir pour leur part ceux que tu mets également en cause dans ton papier. Je parle évidemment ici en mon nom personnel, et pas au nom de Tegam ni de qui que ce soit d'autre. Je gère ma vie du mieux que je peux sans tout mélanger et n'ai pas l'intention de changer. Ce cloisonnement ( ou discernement ) peut te paraître incompréhensible, mais c'est mon mode normal de fonctionnement.

Il y a une précision qu'il est utile que tu connaisses : je n'ai jamais eu de ma vie un seul métier à la fois, et je suis organisée dans l'étanchéité des activités. Que les gens veuillent percer cette étanchéité est indéniable, c'est humain, mais c'est leur manie, pas la mienne. Pour le secteur qui t'intéresse : j'enquête sur des thèmes liés à la sécurité informatique depuis 1982. Dans l'ordre chronologique, c'est moi qui suis la première à m'être intéressée à ce domaine, et non Tegam qui a été créé presque 10 ans après ni Eyal Dotan qui était âgé de 3 ans quand j'ai commencé....

J'ai démarré mon enquête sur les auteurs de virus vers 1987, puis l'ai laissée et reprise plus tard en 1994.

Le CLUSIF a été le premier à le savoir et m'a commandé l'étude en 1996. Elle a été présentée de manière sommaire à Infosec en 1998 et de façon plus détaillée à la presse en octobre 1998.

Depuis cette époque, j'en ai déjà entendu de toutes les couleurs, et je n'ignore pas les raisons pour lesquelles les personnes qui tentent d'atteindre à ma réputation le font. J'avais été prévenue très tôt de la possibilité de ces manoeuvres d'intimidations :))

On en reparlera si cela t'intéresse.

Une personne étant allée très loin dans la rumeur a eu le cran de la démentir par la suite et de s'en excuser par écrit. D'autres non car cette étude leur reste en travers de la gorge et je sais bien pourquoi.

Revenons-en aux faits : tu m'accuses nominativement dans tes écrits d'avoir publié une interview que je n'ai pas publiée, tu me présentes comme une pute, tu m'attribues à tort des titres, des rôles, des actions et des propos. Tu t'arroges également le droit de publier des données qui relèvent de la vie privée. Tu publies cela sur Internet et dans ton forum de discussion, et d'autres publications le répètent à ta suite.

Suite à mon appel téléphonique, tu m'as demandé de te préciser les erreurs. Voici les principales erreurs qui me concernent personnellement sur ton site web ( tous les textes où tu parles de moi sont le contexte, je ne vais pas recopier ton site web ici :)) :

- Je n'ai pas publié l'interview dont tu parles. La publication est intervenue à l'initiative du journaliste signataire de l'article, en fonction d'une enquête qu'il a décidé d'effectuer et de relater dans son magazine, à un moment choisi par lui et dont je n'avais pas connaissance. Tu écris et tu répètes que j'ai publié cette interview : c'est faux. Aussi curieux que cela puisse te paraître, je ne l'ai pas fait.

Or tu en fait une des bases de tes écrits et d'autres erreurs en découlent directement :

-"En diffusant cette "interview", elle grille sa source à qui elle avait à l'époque promis de ne pas la diffuser mais de s'en servir uniquement pour nourrir (de manière anonyme pour Guillermito) une étude destinée au Clusif." -"Elle publie le contenu brut, c'est à dire sans aucune mise en forme, d'une discussion orale."

-"En contradiction avec toutes les règles journalistiques elle en publie des extraits "bruts" qui visent à enfoncer (sur tous les plans) Guillermito" et dans les posts de ton forum de discussion, comme celui-ci par exemple, daté du 4 septembre 2004 :

-" Viens nous expliquer comment tu concilies ton métier de "journaliste" qui publie des interviews sur des gens que tu attaques en justice par ailleurs pour le compte de Tegam".

-"Bref, Tegam, via Danielle Kaminsky, descend avec un char Panzer Guillermito dans un journal".

Au passage, j'en profite pour t'informer que Tegam ne détient pas les éléments cités dans cette publication.

Danielle Kaminsky a souhaité, pour le compte de Tegam, porter à la connaissance du juge d'instruction le contenu de cette interview"...

Tu écris ainsi à plusieurs reprises que j'ai publié l'interview alors que je ne l'ai pas fait, et tu affirmes à tort que l'interview a été réalisée en off, et qu'elle n'aurait pas été faite pour être diffusée.

Plusieurs personnes se sont autorisées à griller la source dont tu parles, bien longtemps avant toute cette affaire, et bien avant la publication de l'extrait de l'interview. Mieux, certaines de ces personnes l'ont fait sans avoir connaissance de l'existence ou du contenu de mon étude.

Il y a une chose que tu ne peux pas envisager et qui est pourtant la vérité : ni Tegam, ni Eyal ne savaient que je possédais ces éléments. Ils ont découvert par l'extérieur - et pas par la publication du Virus Informatique - que je connaissais Guillermito.

Trouves-moi une seule raison pour juger impardonnable ou fautif de ne pas leur avoir dit.

Tu publies aussi :

-"Elle s'occupe de leurs relations publiques/avec la presse". Mon métier n'est pas attachée de presse. Tout va bien, malgré les vélléités de tel ou tel de me considérer ainsi, je n'en suis pas encore au stade de prendre les désirs des autres pour la réalité )))

Kitetoa n'a pas inventé ce titre. D'autres journalistes peuvent témoigner du fait que la personne qui répond à la presse pour Tegam est Danielle Kaminsky

-" Lors du déjeuner en tête à tête avec Danielle Kaminsky, après la publication de mes deux articles dans Transfert, celle-ci m'a juré, les yeux dans les yeux, la main sur le coeur que ce n'était pas Tegam qui avait porté plainte contre Guillermito".

C'est faux. Cela ne correspond pas à ta question d'alors ni à ma réponse : Tu m'as demandé si Tegam avait porté plainte contre Guillermito, je t'ai répondu honnêtement en te disant que Tegam International a porté plainte contre X. Le X a un sens. Quand je t'ai dit que Tegam International n'était pas seule à l'avoir fait, je t'ai également répondu de manière honnête : il y a deux parties civiles, et non une seule : Tegam International et Eyal Dotan. Quand tu m'as téléphoné un matin chez moi pour me demander si la "saisie" d'un serveur était liée à la plainte de Tegam, ainsi que quelqu'un le déclarait sur le web, je t'ai répondu honnêtement que je n'en savais rien car c'était la vérité. Je n'en savais rien à ce moment-là, je ne savais pas si cette action avait eu lieu ni si elle était liée à la plainte de Tegam. C'est exactement ce que je t'ai répondu, et c'était vrai.

Danielle Kaminsky était présente lorsque Marc Dotan a demandé la "fermeture" (le terme est bien celui employé) du site de Guillermito, bien avant notre déjeuner.

-"Je finis par lui expliquer simplement qu'il ne faut pas se mettre dans tous ces états, que je l'appelle parce que je veux donner la parole à Tegam comme à Guillermito" : Tu t'étonnes que je m'étonne ? Ce qui m'étonne encore aujourd'hui, c'est que tu m'appelles moi pour avoir la position de Tegam.

Encore une fois... Kitetoa.com ne s'est jamais intéressé aux virus avant cette affaire Tegam versus Guillermito. Donc, votre webmaster préféré n'avait pas de contact précis chez Tegam. Il savait toutefois que Danielle Kaminsky travaillait pour Tegam. Plusieurs journalistes lui ont confirmé que Danielle Kaminsky répondait aux questions de la presse pour Tegam.

Dois-je t'appeler toi personnellement pour avoir la position d'une entreprise dans laquelle tu travaillerais ?

- "Elle l'avait approché pour obtenir des informations qui nourriraient le rapport qu'elle vendait au Clusif." : Je n'ai rien vendu au CLUSIF.

- Dans les écrits que tu publies, tu me traites par comparaison de putain, "media whore".

- Tu prétends de moi par assimilation : "Elle s'est particulièrement faite connaître en approchant des gens de "la scène", en jouant à la mamie réconfortante et promettant célébrité à ses nouveaux protégés. En fait, elle leur soutirait de l'information pour la publier en les grillant allègrement."

- Je réfute le terme d'expert dont tu me qualifies. Je ne me présente jamais comme expert. Ce mot ne sort pas de ma bouche. Je suis beaucoup plus modeste que çà.

- Dans la même veine, tu m'attribues également à tort le titre de "cyber-criminologue", ce n'est pas la qualification que je donne à mes activités de chercheuse en cybercriminalité.

Chercheuse en cybercriminalité est en effet bien plus modeste. Tout le monde l'avait remarqué

- Je ne joue pas à la cyberguerre de l'information.

- Je ne suis pas non plus comme tu l'écris engagée par Tegam pour faire de la guerre de l'information.

Pourtant quand nous avons déjeuné ensemble, ce n'est pas ce que Danielle Kaminsky m'a dit. Je l'engage en outre vivement à relire la page 45 du livre de David Nataf: "La guerre informatique".

La guerre de l'information est un des thèmes de mes recherches, études, cours, conférences, articles. Ce que j'enseigne sur ce thème, ou ce que j'écris dans mes articles, c'est comment l'analyser pour ne pas en être dupe. C'est l'inverse de ce que tu publies.

-J'ai déjà remarqué que tu pratiques beaucoup l'amalgame et l'extrapolation. Quand par exemple dans un de tes derniers emails tu dis que je ne veux pas de pièce jointe poour des raisons de sécurité, mes propos si tu les relis bien parlent clairement de "par habitude" et "pour ne pas disscier les questions de leur expéditeur". Toi, tu traduis : "par sécurité". Ces extrapolations, si petites fussent-elles, sont gênantes. Dans tes écrits publics, à force d'imprécisions ou de déformations, le lecteur se retrouve à son insu sur le terrain de la fiction et comme il fait confiance à ce que tu écris car il considère tes écrits comme émanant d'un journaliste, cela cause du tort. C'est dommage.

-"Selon ce qu'elle m'a confié, les méchants américains ont tenté de s'approprier la technologie quasi-magique de Viguard" : là encore, tu m'attribues des expressions qui sont les tiennes, pas les miennes. Les qualificatifs "méchants" et "quasi-magique" ne sortent pas de ma bouche. C'est assez marrant, çà me fait penser à une situation de fiction où un alien se met dans le corps de l'autre et parle à sa place. Antoine, tu n'es pas moi :)) Je comprends mieux pourquoi il y a erreur si tu substitues tes paroles ou tes pensées aux miennes. Le fais-tu aussi avec toutes les personnes dont tu parles dans tes papiers ou bien ce sort m'est-il réservé ?

Bien entendu, il n'a jamais été question de parler à la place de Danielle Kaminsky. Tous les lecteurs de Kitetoa.com savent que nous pratiquons une transparence peu courante. Les propos des interlocuteurs sont généralement entre guillemets quand ce sont les leurs. Ils sont généralement cités in extenso si leur sens est clair. Danielle Kaminsky ne fait visiblement pas la différence entre "modification des propos d'un interlocuteur" et une figure de style journalistique avec une composante non dissimulée d'humour...

- A part çà, non : je n'ai pas publié dans le Canard Enchaîné, mais dans les Dossiers du Canard Enchaîné. Dans un numéro sur l'argent sale des partis politiques. En 1988 je crois. Qui fait la confusion ? En revanche, je confirme qu'un journaliste du Canard Enchaîné fut l'un de mes professeurs de journalisme au CFPJ.

Je crois pouvoir parler avec toi en toute franchise : Que le fait de lire un dossier dans le magazine Le Virus Informatique te fasse réagir émotionnellement est humain et tes émotions t'appartiennent bien évidemment.

Tu t'es précipité bille en tête pour publier une série d'écrits où tu me mets en cause sans avoir cherché à vérifier si ce dont tu m'accuses est vrai. C'est dommage de s'abstenir de vérifier auprès de l'intéressée, je le ressens tristement parce que c'est la base du métier de journaliste.

J'ai dû oublier d'apprendre les bases de ce métier que je pratique depuis plus de seize ans... ;)

Egalement, la méthode qui consiste à globaliser, mélanger et confondre tout dans ces écrits, tes affaires personnelles, tes liens d'amitié, d'inimitié, des noms d'entreprises, des noms de personnes, des émotions, les différentes strates de ma vie et de secouer le tout comme dans un shaker est à mon avis sans rapport avec du travail de journalisme. Tu assimiles cela à du travail d'éditorialiste. Soit. Un éditorialiste peut commenter des faits avec son humeur ou ses tripes. Mais en revanche, je ne pense pas qu'il ait à commenter des faits qu'il a lui même inventés, supputés, amalgamé ou simplement accepté de répéter sans prudence. Ce n'est pas parce qu'une explication colle avec ce que tu crois qu'elle est pour autant vraie. Si j'ai appris une chose réellement importante au fil des années dans mes activités d'investigation ou de recherche, c'est bien celle-là.

Si des écrits sont inventés et qu'ils portent atteinte à quelqu'un, il faut déposer plainte. Danielle Kaminsky sait désormais ce que c'est qu'une plainte pour diffamation et injures. Elle sait aussi que ce n'est pas toujours suivi même quand elle est persuadée qu'il y a matière. Comme quoi un jugement sur un sujet peut se révéler faux...

Tes écrits sont partisans. C'est ton choix. Je ressens que tu ne cherches pas à comprendre sereinement la situation, ni à la relater de manière équilibrée. Tes écrits ne montrent aucune enquête équivalente sur les positions des parties en présence.

Je comprends que tu n'es pas content que ce procès ait lieu mais cela vaut-il de contribuer à créer un climat délétère à l'approche d'un procès qui n'a même pas encore eu lieu ?

Comme le fait d'insister de manière très, très appuyée pour que la justice se penche sur les archives de Danielle Kaminsky? De tenter de faire croire que Guillermito est un auteur de virus alors que cela n'a rien à voir avec le sujet du procès? "La paille, la poutre, toussa" comme on dit dans les newsgroups que Tegam lit avec tant de soin.

Le fait que tu mentionnes souvent dans tes articles ( y compris dans ceux publiés sur Transfert ) le nom de la personne et celui de l'entreprise qui concernent tes propres affaires judiciaires personnelles est criticable d'un point de vue déontologique.

Si tu renonces à explorer de manière sereine les situations auxquelles tu t'intéresses, si tes inimitiés te mobilisent, si tu construis des récits pour qu'ils correspondent avec la représentation préalable que tu en as, si tu acceptes de focaliser ou de te laisser embarquer par des obsessions personnelles ou des questions sur lesquelles d'autres personnes t'attirent, c'est ton droit. Si tu décides de procurer des données personnelles me concernant comme l'évocation de détails du pique-nique chez moi ou de révéler que j'étais inscrite à la liste de discussion non publique des BBA, c'est ton choix.

Danielle Kaminsky est adepte du profiling psychologique de comptoir. Elle a une facheuse tendance à prétendre pouvoir savoir ce qui se passe dans la tête des gens et analyser les ressorts psychologiques qui motivent leurs actes ainsi que les conséqunces qu'ils auront. J'ai lu mieux dans certains journaux féminins ou people pourtant peu renommés pour leur qualité. Bien entendu, si je me permet de dire cela, c'est que Danielle Kaminsky s'est déjà livrée à une analyse psychologique de comptoir devant moi. Elle portait sur Guillermito.

Mais alors ne plaçons pas à sens unique ces écrits ni cette discussion sur le terrain de la déontologie ou du journalisme.

Quel que soit le terrain de cette discussion, il y a des erreurs à mon sujet dans tes écrits, et je pense pour l'instant qu'il ne s'agit que d'erreurs dues à l'émoi et à la précipitation. Tout le monde peut faire des erreurs. Il est possible de s'en dégager sans faire le choix de l'entêtement, de la punition ou de l'escalade.

La punition, c'est avec un martinet à clous? Par chance, le ridicule ne tue plus.

Maintenant entrons dans le sujet qui m'intéresse:

- Parlons contrefaçon dans l'absolu. Penses-tu que la contrefaçon peut être, dans certains cas réalisée pour une bonne cause? Si oui, as-tu des exemples?

Honnêtement, je crois que mes opinions personnelles m'appartiennent et que les parties en présence ne sont pas tenues de les connaître, ni de les partager. Mes opinions personnelles relèvent de ma vie privée.

Je peux juste observer que quel que soit le sujet, il y a plein de gens qui commettent des actes graves envers les autres et se justifient de l'avoir fait au nom d'une bonne cause. La bonne cause, elle a parfois bon dos. Sans compter que la bonne cause de l'un n'est pas forcément la bonne cause de l'autre. L'Histoire et les tribunaux sont pleins du choc de toutes ces bonnes causes.

Mais si tu tiens à tout prix à connaître mon opinion, en voici un tout petit bout :

je pense qu'il y a par exemple une gigantesque différence entre certaines actions entreprises au péril de sa vie pendant la guerre pour sauver les vies d'être humains voués sinon à la chambre à gaz, et.... s'attaquer - en restant à distance bien peinard à son ordinateur -.à une entreprise, ses produits, son personnel, une famille, des membres de cette famille un par un... Menfin, ce que j'en dis, moi...

- Curiosité personnelle, peux-tu me citer les titres et les dates des articles que tu as publiés au Canard Enchaîné?

réponse déjà faite dans mon précédent message.

Dossiers du Canard Enchaîné.

( Au fait, ce n'est quand même pas le seul média où j'ai publié dans ma vie..:)) )

- Quelle est la définition exacte de ton poste au sein de Tegam?

Journaliste, chargée de mission. Je travaille à temps partiel et conserve pour le reste toutes mes autres activités.

Pour Tegam, j'écris des textes, par exemple des fiches pratiques, des bulletins de sécurité.

- Tegam a-t-elle porté plainte oui ou non contre Guillermito ?

Contre X

- Si, comme tu le prétends (pour information, je te crois), vous avez porté plainte contre X pour contrefaçon de logiciel, avez-vous désigné des pages spécifiques sur Internet ou quelque chose d'autre qui vous posait problème?

Je n'ai jamais vu de ma vie, en France, à notre époque, une plainte qui soit déposée sans faire état d'éléments qui posent problème. En tous cas, je l'espère.

Ca existe ?

- Si oui, lesquelles/quoi?

La plainte contre X précise certainement cela. Je ne peux pas répondre à cette question.

- sommes-nous façe à une simple affaire de contrefaçon de logiciel?

Le procès auquel tu fais certainement allusion dans cette question est relatif à une affaire de contrefaçon de logiciels.

- L'affaire est-elle toujours aussi énorme que ce que tu m'avais annoncé? Me manque-t-il encore une vision globale du panorama? Ou des pièces du puzzle?

Il te manque des pièces, mais c'est normal. Ce n'est pas de ta faute, tu t'y intéresses depuis peu et tu n'as pas suivi l'affaire au jour le jour, et tu la suis surtout d'un seul côté.

Ceci dit, peut-être me manque-t-il également des pièces de puzzle, même si j'en ai déjà une bonne quantité. Je ne demande qu'à les partager avec toi, sereinement.

- Si oui,peux-tu enfin me dire lesquelles puisque l'instruction est close et que le papier que je prépare sera publié après le procès?

J'aimerais beaucoup répondre à cette question, ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais je ne peux pas me substituer aux défenseurs des parties civiles ni devancer le moment où ils conviendront d'en parler.

Il y a plusieurs armoires pleines de documents que tu pourras consulter.

- As-tu participé d'une manière ou d'une autre à la plainte en question (contre X pour contrefaçon et recel)?

Je ne suis pas à l'origine de cette plainte, mais on m'a demandé mon avis, à moi comme à d'autres personnes.

Un X a également écrit dans une liste de diffusion qu'il m'avait demandé mon conseil.

Pas simple tout çà.

Pas simple en effet. Car le nom "Kaminsky" et "Danille Kaminsky" reviennent, paraît-il, tout au long de la procédure et pas simplement pour avis, si j'ai bien compris. Or, je ne vois pas bien à quel titre...

- Si c'est le cas, à quel titre as-tu participé à cette plainte?

idem que 10.

- Existe-t-il un ou une autre Kaminsky au sein de Tegam? Si oui, qui?

J'y suis la seule qui me fait appeler par ce nom. C'est mon nom de jeune fille, et repris depuis que j'ai divorcé.

La réponse à cette question ne justifie pas les agressions subies par les parties civiles.

- Qui est (sont) le (les) signataire(s) de la plainte en question?

Les deux parties civiles : TEGAM International et Eyal Dotan.

- Si c'est Tegam, qui a porté plainte en son nom? Eyal Dotan, Marc Dotan, Annie Dotan, toi, quelqu'un d'autre?

Marc Dotan pour TEGAM International, et Eyal Dotan pour lui-même.

- As-tu été interrogée par la police pendant l'instruction de la plainte contre X de Tegam?

Je ne suis pas autorisée à répondre maintenant à de telles questions. Je te répondrai plus précisément en temps utile.

Mais je tiens à te dire déjà que la réponse à cette question risque de ne pas coller avec ton préjugé.

- A quel titre?

Je ne suis pas autorisée à répondre maintenant. Je te répondrai plus précisément en temps utile.

Mais je tiens à te dire déjà que la réponse à cette question risque de ne pas coller avec ton préjugé.

- Que leur as-tu dit?

Je ne suis pas autorisée à répondre maintenant bien que je brûle de le faire. Je te répondrai plus précisément en temps utile.

Mais je tiens à te dire déjà que la réponse à cette question risque de ne pas coller avec ton préjugé.

Marrant..., moi je pense que si.

- Pourquoi une plainte pour contrefaçon et non pas pour diffamation ou un quelconque dénigrement de marque? En clair qu'est-ce qui a motivé votre plainte?

Les motifs de cette plainte des parties civiles sont exposés dans la plainte. Je présume qu'ils seront rappelés à l'audience.

Le motif de diffamation n'était sans doute pas suffisant pour désigner les agressions subies par les parties civiles. Attendons l'audience.

Ou alors, il peut aussi résulter de l'instruction qu'il n'y avait pas matière... Et cela serait ennuyeux pour la théorie consiprationniste dénoncée par Tegam pendant l'instruction et par Olivier Aichelbaum (c'est exactement la même) dans son n°26...

- Que contenait le rapport de l'expert informatique nommé par la juge d'instruction? Quel(s) commentaire(s) fais-tu, à titre personnel ou pour le compte de Tegam sur le contenu de ce rapport?

Je ne suis pas autorisée à répondre avant l'audience.

Aucun commentaire pour l'instant.

En tout cas, son contenu n'a pas été contesté par Tegam. Pourtant, il précisait que Viguard était inefficace. Et c'était une option ouverte pour Tegam qui pouvait contester le rapport de l'expert...

- Pourquoi Tegam vient-elle de demander un report du procès qui devait avoir lieu le 5 octobre?

Demande des avocats des parties civiles.

- Quels sont tes liens familiaux avec Marc Dotan, Eyal Dotan?

Ceux que tu connais déjà et dont je t'ai fait part, rien de changé.

- Si des liens existent, outre le fait que tu travailles pour Tegam, considères-tu que cela fait de toi quelqu'un qui n'est pas neutre dans l'affaire Tegam/Guillermito?

C'est marrant, la même question m'a été posée exactement dans le sens inverse, en raison d'autres liens que tu ne peux ignorer et devant mon objectivité intacte dans la situation.

Maintenant, sur la question de la neutralité en général : qui est neutre ?

Les personnes qui diffusent depuis plusieurs années sur Internet et Usenet des centaines et des centaines de messages dénigrants alors qu'elles travaillent pour des concurrents de Tegam sont-elles neutres?

Les personnes qui me dénigrent sont-elles neutres ?

Ou encore : Si ton avocat est le même que celui de l'une des parties, si l'une des parties t'a aidé dans l'affaire Tati ou dans une autre, si tu n'as jamais posé de question aux parties civiles avant la plainte alors qu'elles étaient déjà visiblement agressées depuis des années, si une grande partie de tes questions sont l'écho des thématiques des autres, si tu as choisi de t'abstenir de me questionner avant de publier l'affirmation selon laquelle j'aurais publié une interview que je n'ai pas publiée, considères-tu que cela fait de toi quelqu'un qui n'est pas neutre ?

- Peux-tu décrire les conditions de la publication d'un article sous ton nom (« Interview de Guillermito réalisée par Danielle Kaminsky... » dans le Virus Informatique n°26?

Ce n'est pas un article sous mon nom.

Je répète : je n'ai pas publié l'article ni l'interview.

De toute évidence, mon nom est mentionné parce que l'auteur de l'article a appliqué la règle en ne s'appropriant pas la paternité d'une l'interview dont il cite un extrait et qu'il n'avait pas réalisée lui-même.

Olivier Aichelbaum a déjà confirmé cela dans un message public le 18 juillet, je le cite :

" que les choses soient claires il ne s'agit pas d'un article de DK mais du mien ".

- L'instruction de l'affaire Tegam / Guillermito était-elle close à la date de la publication du Virus Informatique n°26?

Bonne question. L'instruction était-elle close quand l'un des X a publié sur Internet et sur Usenet des infos sur l'instruction ?

Etait-elle close quand des messages et des articles ont été publiés ?

Etait-elle close au moment de tes propres publications ?

Toi, Olivier Aichelbaum et les autres qui ont publié des articles : aviez-vous connaissance de la date de clôture de l'instruction ?

Vers le tout début du mois de juillet?




Questions restées totalement sans réponses

- Comment Olvier Aichelbaum s'est-il procuré le document brut de ton entretien avec Guillermito tel qu'il est publié dans le Virus Informatique n°26?

- As-tu choisi de publier ce papier (en donnant ton accord pour sa publication), ou a-t-il été publié sans ton accord?

- Pourquoi avoir publié (ou laissé publier si tu préfères - tu peux aussi lire: pourquoi ne pas avoir déploré cette publication) l'interview de Guillermito dans le Virus n°26 alors que le procès n'avait pas eu lieu et que tu étais partie prenante dans cette affaire, ne serait-ce qu'en raison du fait que tu travailles pour Tegam?

- Pourquoi publier un document non retravaillé et dont il manque visiblement des morceaux? Aucun journaliste n'a jamais fait cela, à moins que tu ne me démontres le contraire.

- Olivier Aichelbaum explique la publication de cette interview par le fait que tu devais te défendre face aux critiques de Guillermito contre ton étude du Clusif [exemple==> http://groups.google.com/groups?selm=40f7e320%
240%2429379%24626a14ce%40news.free.fr&output=gplain]. Je voudrais que tu me fournisse les liens (si c'est visible en ligne) pointant vers ces critiques. Je voudrais savoir en quoi elles ont consisté et ce sur quoi elles ont porté.

- Peux-tu m'adresser une copie de cette étude du Clusif (pour information, j'ai recherché comme tu me l'as demandé qui avait parlé en premier de cette étude. Je ne vois pas en quoi cela a un intérêt, ni en quoi « l'enchaînement » que tu trouves « très intéressant » est illogique dans le thread que j'ai trouvé. Ce qui m'intéresse c'est plutôt pourquoi Olivier Aichelabaum fait un plat autour de cette étude dans son n°26, de très nombreuses années après sa publication)?

Tu peux la demander au CLUSIF, elle te sera transmise.

- Pourquoi restes-tu en retrait et totalement silencieuse face à la polémique qui a suivi la publication de ton interview? As-tu conscience que dans cette histoire, c'est Olivier Aichelbaum qui est actuellement en front-line et qui sera en front-line pour les éventuelles conséquences?

- Penses-tu que cela puisse en outre avoir des conséquences négatives sur Tegam?

- As-tu jamais utilisé la passerelle de mail de Tegam pour adresser des emails à des gens ou poster dans Usenet des contributions de soutien à Tegam sous une fausse identité (un email ne t'identifiant pas clairement)? Si la réponse est non, avez-vous identifié la personne qui l'a fait? [cette information figure dans le n°26 du Virus Informatique]

- Viguard protège-t-il à 100 % contre les virus passés, existants ou à venir?

- Peux tu me dire qui a rédigé les articles parus dans une lettre professionnelle titrée Virus News?

- Peux-tu me dire qui éditait cette Lettre?

- Peux-tu me dire qui était le patron de l'entreprise qui éditait cette lettre?

- A-t-il des relations familiales avec toi?

- Peux-tu me dire qui a déposé le nom de cette lettre (Virus News) à l'INPI?

- Pourquoi avoir traité Guillermito de « terroriste informatique » connu du « FBI et de la DST » dans une argumentation commerciale publiée dans un journal?

- Toi ou Tegam, disposez-vous de preuves tangibles permettant de traiter Guillermito de "Terroriste"? Si oui, peut-on les connaître?

- Connais-tu le responsable du groupe de presse où est paru ce document? Son nom est Jean Kaminsky.

- As-tu un lien de parenté avec Jean Kaminsky?

- Jean Kaminsky a-t-il employé à un moment ou à un autre Olivier Aichelbaum? Si oui, dans quelles conditions (quand, combien de temps)?

- D'après toi, dans quelles conditions pourrais-je bénéficier d'un email sur un des domaines internet appartenant à Jean Kaminsky (question sérieuse, j'en voudrais un)?

- Existe-t-il d'autres procédures en cours liées de près ou de loin à ces discussions sur Usenet à propos de Tegam?

- Si oui, lesquelles, de quel type (je ne te demande pas de violer le secret de l'instruction bien entendu, mais il y a des choses que tu peux dire sans le faire)?

- Par exemple, où en sont les histoires avec Roland Garcia ?

- Il y a eu un référé gagné par Tegam, mais le jugement au fond aura-t-il lieu un jour?

- Souhaites-tu me faire parvenir des informations et ou des documents qui pourraient modifier ma vision et mon analyse de ces affaires de manière « on » ou « off »?

- Tegam se présente comme une entreprise française. Mais le service commercial de l'ambassade d'Israël en France indique qu'il s'agit d'une société israélienne. Qui dit vrai? Ou que veut dire ledit service commercial? Je précise à toutes fins utiles et pour éviter toute polémique sur ce point, que ma question n'a rien à voir avec un quelconque antisémitisme, bien entendu. Il s'agirait du service commercial de l'ambassade des Etats-Unis ou d'Allemagne, ma question serait la même.:)

Kitetoa

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